Un bilan positif depuis avril 2004
Après un peu plus d’un an
d’existence le syndicat
SUD
Auto a acquis désormais une réelle représentativité
dans cette entreprise au passé patronal et
antisyndical chargé.
Après les tristes épisodes des années
1980 ou le simple fait d’être sympathisant
des syndicalistes entraînait licenciement et
cassage de gueule par la CFT/CSL (toujours présente
aujourd’hui sous la forme plus « soft »
du syndicat « Indépendant » dans
le groupe PSA.), l’entreprise automobile de
la Seine-Saint-Denis vivait une période
heureuse (pour les DRH mais pas pour les
ouvriers !) de 21 années sans grève !!
A la suite de divergence dans la CGT
Aulnay, le syndicat SUD Auto est né dans
l’entreprise à l’initiative de quatre délégués
CGT et de deux délégués CFDT.
Les syndicats contrôlés et pilotés
par la Direction à savoir : FO,
CFTC, CFDT, CGC et SIA (ex CSL ex CFT) avaient
décidé dans l’unité avec l’employeur de
contester la représentativité du syndicat
SUD Auto, devant le Tribunal d’Instance
d’Aulnay-sous-Bois.
Le 10 décembre 2004, le Tribunal
d’Instance d’Aulnay-sous-Bois a déclaré
le syndicat SUD Auto, représentatif
dans l’entreprise et valide en conséquence
les désignations opérées le 11 octobre 2004
de quatre Délégués Syndicaux et d’un Représentant
Syndical au CE.
En mars 2005 la Direction PSA
prévoyait des prélèvements sur
salaires de plus de 200 €uros pour compenser
le chômage technique. Suite à un tract SUD
Auto du 3 mars 2005 : Chômage :
Citroën doit
payer à 100%. Les salariés se sont
mis en grève, pour le paiement intégral des
jours chômés(100%).
Soutenus par SUD, CGT et la CFDT( PCA
Aulnay ) , après 11 jours de grève,
les salariés ont obtenu l’essentiel
de leurs revendications, dont le paiement intégral
des journées chômées.
Depuis le syndicat SUD Auto a soutenu
les grèves des sous-traitants qui travaillent
sur le site d’Aulnay ( TAIS, GEFCO, TRIGO )
et plus récemment, en juin 2005, la grève
ENCI.
Le syndicat SUD Auto et la CGT ont fait
valoir devant la cour d’appel de Paris, le
droit à la préretraite que méritaient
les ouvriers nés en 1948 ( seul bémol,
l’administration coloniale Française au
Maroc et au Mali, ne précisait ni le jour ni
le mois de naissance pour les ouvriers immigrés
nés dans ces pays encore coloniaux à l’époque
). Qu’à cela ne tienne, la Direction
Peugeot-Citroën avait distribué comme date
de naissance le 31 décembre 1948, puis décidé,
que seuls ceux nés avant le 30 novembre 1948
auraient droits à la préretraite !! La
ficelle était trop grosse. La justice a
tranché, elle a donné raison aux ouvriers
d’Aulnay soutenus par SUD Auto et la CGT, la
mesure est étendue à tous les ouvriers du
groupe PSA, nés en 1948.
Dans un climat exécrable de libéralisme
triomphant il n’est pas inutile de rappeler
cette dynamique de victoires.
SUDAuto